"Quelle idée", me direz-vous!
Eh bien non, je n'ai pas ce talent, l'idée n'est pas moi. Il ne s'agit pas non plus du nouveau nom que prendra la colonne de droite du Parisien ou d'un autre torche-cul du genre pour remplacer "en bref", ou justement, nous allions y venir "chiens écrasés"
(à lire comme Julien Lepers, très vite) Top! Espèce terrienne en voie d'extinction par mes propres conneries environnementales et guerrières, j'adore avoir du pouvoir, le montrer et m'en servir, juste pour que ça se sache. Par exemple, j'aime bien m'attaquer aux plus faibles, voler les sacs des grands-mères, battre ma femme, trucider des chiens, brûler des forêts parce qu'il paraît que ça rapporte et que j'aime bien la thune. Dans ma communauté il y en a qui ne sont pas comme moi, qui ont une certaine bonté, et justement par nature ceux-là sont certains de n'arriver à rien. Je ritualise tout ce qui peut me rapprocher du bassement naturel: je mange de la viande déjà tuée par des machines, et avec des couverts pour ne pas me salir les doigts, et je fais caca dans un endroit discret et étanche. Le trait de caractère qui me caractérise sans doute le mieux est ma facilité à torturer mon prochain, et surtoout l'imagination que je suis capable d'y apporter, je suis, je suis...
L'HUMAIN! Mais qu'est-ce qu'il lui prend?
Je l'annonce maintenant au cas où vous n'auriez pas le courage de lire ce texte en entier: une marche silencieuse et pacifique est organisée à Pont l'Eveque (Clavados, Basse Normandie) ce dimanche, le 5 novembre 2006, rendez-vous place du marché à 11h. Si vous en avez le courage, lisez, et surtout venez.
Tout ceci est encore très décousu, mais vous avez l'habitude. Voici ce qui est arrivé à Monsieur K le samedi 14 Octobre 2006. Il faisait ses courses à Pont l'Eveque accompagné de sa petite Jack Russel de six mois. Je vous passe l'imagerie du style "Pooungkie (car c'était son nom) était adorée de tous les commerçants, et le boucher du coin ne manquait jamais de lui refiler un bout de barbaque", vu que de toute façon les chiens sont interdits à peu près partout, alors que vous savez aussi bien que moi qu'il y a des hommes bien plus déguelasses que nos chers toutous... Et soit dit en passant, je préfère de loin l'odeur de ma chienne à celle de certains voisins grabataires, et puis elle a sans doute les papates plus propres que les mains de tous ceux qui oublient sottement de se les laver. Bref, Poougnkie était peut-être en train d'attendre son maître devant la boucherie quand elle a fugué, ou bien qu'elle a été attirée par un être malveillant. Quand son maître l'a retrouvée, elle était morte, ayant subi les pires sévices, dont, parmi d'autres, celui mentionné dans le titre... si si je vous jure! Oui, empalée... Absoloument, par le... Voilà. (Plus: crâne fracassé, yeux, oreilles, papates mutilés etc) J'ai eu la malchance de lire le rapport d'autopsie.
Je n'ai pas de commentaire à faire, d'ailleurs, il n'y a pas de commentaire à faire. Pour la première fois sur ce blog, j'interdis les commentaires sur ce texte. Pour plein de raisons.
D'abord, je vois déjà tous ceux qui viendront crier haut et fort que ce n'est qu'un chien que ce genre de chose arrive à des "vrais gens". Oui, ce genre de chose arrive aussi à des êtres humains, et si j'avais eu vent d'un tel événement d'en mon entourage, je n'aurais pas manqué d'en faire part sur ce blog, avec toute la violence dont je suis capable. Toujours est-il qu'une vie s'est éteinte dans l'horreur; sous prétexte qu'il s'agit d'un chien, on n'aurait pas le droit d'en faire mention et de se déclarer révolté? Parce qu'un chien ne ressent pas la douleur? Et qui somme nous, nous pauvres humains de merde, pauvres dégénérés dépressifs, pour juger que telle ou telle vie est plus importante qu'une autre? Qu'il y a des degrés de gravité dans la mort par la torture? Parce que s'il y a un domaine dans lequel l'homme excelle, c'est bien la torture. En cela, aucune autre espèce ne lui arrive à la cheville. Et sans doute pas l'espèce canine.
Je dois vous confier que j'avais hésité à vous raconter l'histoire dans ses moindres détails, sans toutefois préciser que l'être qui attendait Monsieur K. à la sortie de la boucherie était un chien. Le but était là de donner l'impression qu'il s'agissait de sa fille. Parce que même si on n'a pas enfanté ces petites bêtes, on les aime très fort. J'ai changé d'avis parce que ceux qui ont perdu un enfant ou un proche dans des conditions atroces pouvaient en être choqués, et c'est un sentiment que je comprends, (d'ailleurs quoi que vous pensiez de mon avis, gardez bien à l'esprit que ce ne sont pas mes mots qui sont choquants, mais l'évènement lui-même) mais aussi, et c'est là qu'est le vice, parce que je ne voulais pas que le lecteur se dise "ah ouf! il ne s'agit que d'un chien!" à la fin de l'histoire. J'en viens par là même à l'objet de ce texte. Je l'ai écrit pour que justement, personne ne se permette de relativiser quoi que ce soit. Ni la souffrance du chien, ni la souffrance, ni l'incrédulité du maître, ni le choc causé à l'entourage, ni et surtout pas la cruauté du ou des moins-que-rien qui a/ont fait tout ça. Oui, il s'agissait d'un bébé chien, sans défense. Un bébé chien drôle, joueur, et insouciant. Quand j'ai vent de tels actes, je n'ai pas seulement peur pour ma chienne, j'ai aussi peur pour mes neveux et nièces, et pour mes futurs enfants (encore une fois pour ceux qui y mettraient vraiment de la mauvaise volonté: je ne compare pas des enfants à des chiens, je remarque simplement qu'un bébé n'a pas plus de défenses qu'un chiot).
Cette histoire est ausi celle de la cruauté humaine. D'où cette marche silencieuse: il s'agira de contrer par le silence la cruauté dont nous sommes capables, nous les humains. Il s'agira de faire e deuil d'une vie naïve et pure arrachée au monde par la bêtise humaine. Il s'agira d'être aux côtés de Monsieur K., voire de lui présenter nos excuses. Parce que nous devrions tous avoir honte de cet acte de cruauté. Il me semble que c'est Sanseverino qui dit que s'il croisait un martien, il aurait honte de lui dire qu'il est un être humain. Moi j'en ai déjà honte quand je vois la confiance naïve, le total dévouement, l'amour sans borne et désintéressé que me renvoient les grands yeux noirs de ma chienne.
Eh bien non, je n'ai pas ce talent, l'idée n'est pas moi. Il ne s'agit pas non plus du nouveau nom que prendra la colonne de droite du Parisien ou d'un autre torche-cul du genre pour remplacer "en bref", ou justement, nous allions y venir "chiens écrasés"
(à lire comme Julien Lepers, très vite) Top! Espèce terrienne en voie d'extinction par mes propres conneries environnementales et guerrières, j'adore avoir du pouvoir, le montrer et m'en servir, juste pour que ça se sache. Par exemple, j'aime bien m'attaquer aux plus faibles, voler les sacs des grands-mères, battre ma femme, trucider des chiens, brûler des forêts parce qu'il paraît que ça rapporte et que j'aime bien la thune. Dans ma communauté il y en a qui ne sont pas comme moi, qui ont une certaine bonté, et justement par nature ceux-là sont certains de n'arriver à rien. Je ritualise tout ce qui peut me rapprocher du bassement naturel: je mange de la viande déjà tuée par des machines, et avec des couverts pour ne pas me salir les doigts, et je fais caca dans un endroit discret et étanche. Le trait de caractère qui me caractérise sans doute le mieux est ma facilité à torturer mon prochain, et surtoout l'imagination que je suis capable d'y apporter, je suis, je suis...
L'HUMAIN! Mais qu'est-ce qu'il lui prend?
Je l'annonce maintenant au cas où vous n'auriez pas le courage de lire ce texte en entier: une marche silencieuse et pacifique est organisée à Pont l'Eveque (Clavados, Basse Normandie) ce dimanche, le 5 novembre 2006, rendez-vous place du marché à 11h. Si vous en avez le courage, lisez, et surtout venez.
Tout ceci est encore très décousu, mais vous avez l'habitude. Voici ce qui est arrivé à Monsieur K le samedi 14 Octobre 2006. Il faisait ses courses à Pont l'Eveque accompagné de sa petite Jack Russel de six mois. Je vous passe l'imagerie du style "Pooungkie (car c'était son nom) était adorée de tous les commerçants, et le boucher du coin ne manquait jamais de lui refiler un bout de barbaque", vu que de toute façon les chiens sont interdits à peu près partout, alors que vous savez aussi bien que moi qu'il y a des hommes bien plus déguelasses que nos chers toutous... Et soit dit en passant, je préfère de loin l'odeur de ma chienne à celle de certains voisins grabataires, et puis elle a sans doute les papates plus propres que les mains de tous ceux qui oublient sottement de se les laver. Bref, Poougnkie était peut-être en train d'attendre son maître devant la boucherie quand elle a fugué, ou bien qu'elle a été attirée par un être malveillant. Quand son maître l'a retrouvée, elle était morte, ayant subi les pires sévices, dont, parmi d'autres, celui mentionné dans le titre... si si je vous jure! Oui, empalée... Absoloument, par le... Voilà. (Plus: crâne fracassé, yeux, oreilles, papates mutilés etc) J'ai eu la malchance de lire le rapport d'autopsie.
Je n'ai pas de commentaire à faire, d'ailleurs, il n'y a pas de commentaire à faire. Pour la première fois sur ce blog, j'interdis les commentaires sur ce texte. Pour plein de raisons.
D'abord, je vois déjà tous ceux qui viendront crier haut et fort que ce n'est qu'un chien que ce genre de chose arrive à des "vrais gens". Oui, ce genre de chose arrive aussi à des êtres humains, et si j'avais eu vent d'un tel événement d'en mon entourage, je n'aurais pas manqué d'en faire part sur ce blog, avec toute la violence dont je suis capable. Toujours est-il qu'une vie s'est éteinte dans l'horreur; sous prétexte qu'il s'agit d'un chien, on n'aurait pas le droit d'en faire mention et de se déclarer révolté? Parce qu'un chien ne ressent pas la douleur? Et qui somme nous, nous pauvres humains de merde, pauvres dégénérés dépressifs, pour juger que telle ou telle vie est plus importante qu'une autre? Qu'il y a des degrés de gravité dans la mort par la torture? Parce que s'il y a un domaine dans lequel l'homme excelle, c'est bien la torture. En cela, aucune autre espèce ne lui arrive à la cheville. Et sans doute pas l'espèce canine.
Je dois vous confier que j'avais hésité à vous raconter l'histoire dans ses moindres détails, sans toutefois préciser que l'être qui attendait Monsieur K. à la sortie de la boucherie était un chien. Le but était là de donner l'impression qu'il s'agissait de sa fille. Parce que même si on n'a pas enfanté ces petites bêtes, on les aime très fort. J'ai changé d'avis parce que ceux qui ont perdu un enfant ou un proche dans des conditions atroces pouvaient en être choqués, et c'est un sentiment que je comprends, (d'ailleurs quoi que vous pensiez de mon avis, gardez bien à l'esprit que ce ne sont pas mes mots qui sont choquants, mais l'évènement lui-même) mais aussi, et c'est là qu'est le vice, parce que je ne voulais pas que le lecteur se dise "ah ouf! il ne s'agit que d'un chien!" à la fin de l'histoire. J'en viens par là même à l'objet de ce texte. Je l'ai écrit pour que justement, personne ne se permette de relativiser quoi que ce soit. Ni la souffrance du chien, ni la souffrance, ni l'incrédulité du maître, ni le choc causé à l'entourage, ni et surtout pas la cruauté du ou des moins-que-rien qui a/ont fait tout ça. Oui, il s'agissait d'un bébé chien, sans défense. Un bébé chien drôle, joueur, et insouciant. Quand j'ai vent de tels actes, je n'ai pas seulement peur pour ma chienne, j'ai aussi peur pour mes neveux et nièces, et pour mes futurs enfants (encore une fois pour ceux qui y mettraient vraiment de la mauvaise volonté: je ne compare pas des enfants à des chiens, je remarque simplement qu'un bébé n'a pas plus de défenses qu'un chiot).
Cette histoire est ausi celle de la cruauté humaine. D'où cette marche silencieuse: il s'agira de contrer par le silence la cruauté dont nous sommes capables, nous les humains. Il s'agira de faire e deuil d'une vie naïve et pure arrachée au monde par la bêtise humaine. Il s'agira d'être aux côtés de Monsieur K., voire de lui présenter nos excuses. Parce que nous devrions tous avoir honte de cet acte de cruauté. Il me semble que c'est Sanseverino qui dit que s'il croisait un martien, il aurait honte de lui dire qu'il est un être humain. Moi j'en ai déjà honte quand je vois la confiance naïve, le total dévouement, l'amour sans borne et désintéressé que me renvoient les grands yeux noirs de ma chienne.
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