J'ai écrit ça hier sur un coup de tête (but de Laurent Blanc!), donc à défaut d'autre chose... Vous allez sans doute trouver ça très chiant, surtout la deuxième moitié. Qu'à cela ne tienne, au moins j'ai écrit quelque chose, et ça faisait longtemps. J'aurais peut-être dû le divisr en deux textes différents. Tant pis, bonne lecture!
Voisins : Enlève la mousse ! (une voix dhomme) Non ! (voix de femme) Mais je te dis denlever la mousse, cest de la merde la mousse (très vite). Chuchotis agacés de femme. Lutte physique discrète, chuchotis de femme très énervée, bruits de tissus. Mais enlève la mousse ! Ca attire les bêtes (comme en faisant un effort pour se dégager dune emprise, et chuchotis de femme, de plus en plus bruyants) On ma dit que ça attirait les bêtes, je te dis (sans doute mouvement pour arracher la mousse, bruit de claque sur la main, rires de femme chuchotés, qui sexcuse mais non, elle nenlèvera pas la mousse). Il sénerve et veut prendre les choses en main, et hop une paire de baffes dessus. Elle chuchote un rire nerveux de petite fille. Elle a gagné, on ne la privera pas de sa jolie mousse. Bien entendu au début jai cru que ça parlait de bière. En fait non. Jardinage. Hommes et femmes au jardin. Enfin au balcon, un jardin miniature. Lui, il veut bien des plantes, mais pas de « bêtes » Elle, les bêtes elle ne court pas après. Mais quand elle jardine, elle rêve de faire lamour dans la nature, à la sauvage. Sur de la mousse, par exemple, peu importe si ça étouffe ses impatiences, la mousse cest tellement romantique, tellement joli. Confortable. Le confortable est confortable à observer. Mais il a raison, en fait. Elle a le sens de limage, il a le sens du pratique.
Ah ces images de coïts romantiques débiles dont on rêve et qui sont en fait les pires moments, au sens pratique du terme. Lamour dans la nature : sur un nid de fourmis quon navait pas vu, près dun buisson dorties un peu trop discret, la visite inattendue du fermier du coin et ça encore cest rien. Une petite levrette et des écorchures aux genoux et sous les mains. Je lai fait quand, déjà, mon rappel DTP ? Epilogue : la séance de lavage des vêtement pleins de terre, comme un retour à la réalité. Peut-être même un certain regret, jai pas non plus que ça à faire ! Et puis il y avait un petit gravier qui ma arraché la peau de lomoplate Pour lui tout va bien, il na quà ouvrir sa braguette et sortir le matos, mais moi il veut me voir à poils sinon rien ! Ou lamour à la plage : déjà, faut la trouver, la plage vide, en été (parce que les images quon nous montre, cest lété). Le va-et-vient de la mer. Et imaginez quelle monte ! Ha ! On ny avait pas pensé, à ça, hein ?! ben faut se déplacer. Et les grains de sables indiscrets, et le folklore local : tiens jai trouvé une praire dans mon vagin en prenant la douche ! Tas faim ? Tant que cest pas un mégot ou un bouchon de coca La solution inverse serait une plage de galets, cest aussi très joli, ça a lair rond et doux, mais je garantis pas du confort. En fait, le confort nest confort que quand il est fantasmé : il avait lair tellement confortable, cet oreiller bing ! allergie !
Revenons à nos voisins : ça commence à se bécotter. Mais cest sans intérêt. Encore une jolie nana dynamique, jeune femme brillante et qui gagne du pognon, qui sest trouvé un gros mou qui va se la taper en restant allongé sur le dos. Un gros mou de sous-directeur de maison de retraite, ou un truc comme ça, un métier qui nexiste pas à part pour les boîtes dassurance. Petite envie de gerber, je reviens dans cinq minutes. Bon je mets la musique tout bas pour entendre autre chose, mais surtout quelle ne passe pas sa tête pour me demander de baisser le son jaurais honte du bordel de mon studio ! Kaboul. Donc pas trop de son. Et puis rien de trop violent. Jaurais bien mis du Léo à fond la caisse, ou bien un bon gros rap, histoire de décompresser, à entendre mes voisins senvoyer en lair alors que je suis cloîtrée chez moi à écrire ce mémoire à la con! Paris Combo. Moindre mal Enfin ça parle quand même damour, bordel de merde, vous avez pas dautre idée ? Hier jai voulu rompre un peu avec Poldi (Leopold Bloom, un personnage de Joyce, sur lequel j'écris mon miteux mémoire), je me suis autorisée à finir De Profundis. Génial. Bon ça parle damour. Mais génial. Jai même posé deux marque-pages, chose que je ne fais jamais : « rien nest plus rare, pour un homme, que de commettre un acte bien à lui », et « une journée passée sans pleurer est une journée durant laquelle le cur sest durci, et non une journée pendant laquelle le cur a été heureux ». Enfin je mets des guillemets, mais cest pas exactement ça. Cest ce que jai voulu y lire. Ça sert à rien de retenir un bouquin. Lintérêt cest de retenir ce quon y a lu, nous, lindividu. Même si ça veut pas dire ça. Ce qui compte cest ce quon en retire de façon personnelle. Je nai peut-être rien compris à Joyce, mais sans lui je ne serais pas en train décrire ces lignes. Si un jour, je suis une grosse intello reconnue par le milieu (pour ça il faudrait que je vende mon âme en changeant de langage), jécrirai un article ou un bouquin là dessus, en tout joli, tout argumenté.
Il ny a rien de plus mesquin que largumentation. Cest lanti-amour par excellence. En argumentant ce que je viens de dire sur lutilité de la lecture, je serais capable de ne plus y croire, de ne plus être follement amoureuse de cette idée. Lécriture universitaire me pose le même problème. Quand jécris « comme il faut », je suis incapable, dêtre, dans le fond, daccord avec moi. Parce que ce quon écrit, cest ce quon est, sinon ça ne sert à rien. Je ne suis pas moi quand jécris mon mémoire. Je suis létudiante numéro 20106251, et je suis la note que jaurai. Mieux : je nécris pas un mémoire, jécris directement le diplôme quon me donnera le cas échéant. Jaime écrire comme je parle. Et jaime parler comme ça vient. Refuser les influences extérieures, cest se couper du monde. Moi jai envie dexister. Mon vieux prof qui a passé sa vie dans les bouquins, et qui me demande (dixit !) de reformuler ce que je dis en me mettant dans la peau dune étudiante de Master (javais tapé « peur » à la place de « peau ») , lui il ne fait plus partie du monde. Parce quil nest plus capable de comprendre quun seul langage : le sien. Non je nutiliserai pas le mot sclérosé, cest débile : le langage que lon dit « sclérosé » est encore à lheure actuelle le plus efficace, sil est maîtrisé. En ce qui me concerne, ce nest pas que je ne laime pas, ni que je ne le maîtrise pas (enfin jespère), cest juste que je ne my sens pas chez moi. Enfin bien obligée dy passer de temps en temps. On peut parler comme on veut, écrire comme on veut. Il ny a pas de bon et de mauvais langage. Le tout cest dêtre en mesure, au moins, de comprendre le langage des autres. Et cela ne relève pas dune maîtrise de la langue, de largot ou du verlan, mais plutôt dune intelligence Humaine préalable. Et ça ça sacquiert assez facilement si on nest pas un gros con qui prétend pisser face au vent sans en mettre sur ses shoes.
Tiens, plus de bruit à côté. Pas très performant, le gros quaime pas les bêtes ! Enfin cest pas mon problème, dailleurs moi non plus jaime pas les bêtes, et il est temps dallumer la lumière, alors je vais aller fermer la fenêtre, plutôt que den venir à les buter à lheure à laquelle je pèterais les plombs ce soir (une fois par soir en moyenne, et ça se traduit à chaque fois de façon différente, mes cartouches de clopes espagnoles le sentent bien.) Hier je me suis acharnée sur les Cahiers du Football. Jai lu leur page de long en large. Jai beaucoup ri ! Et beaucoup fumé parce que forcément je culpabilisais de faire une pause, un peu comme en ce moment, ha ha ha ! Tâtez mes bronches, mon bon seigneur, tâtez mes bronches... Allez, jy retourne, pardon pour les fautes de frappe, jai pas le temps de relire !
Voisins : Enlève la mousse ! (une voix dhomme) Non ! (voix de femme) Mais je te dis denlever la mousse, cest de la merde la mousse (très vite). Chuchotis agacés de femme. Lutte physique discrète, chuchotis de femme très énervée, bruits de tissus. Mais enlève la mousse ! Ca attire les bêtes (comme en faisant un effort pour se dégager dune emprise, et chuchotis de femme, de plus en plus bruyants) On ma dit que ça attirait les bêtes, je te dis (sans doute mouvement pour arracher la mousse, bruit de claque sur la main, rires de femme chuchotés, qui sexcuse mais non, elle nenlèvera pas la mousse). Il sénerve et veut prendre les choses en main, et hop une paire de baffes dessus. Elle chuchote un rire nerveux de petite fille. Elle a gagné, on ne la privera pas de sa jolie mousse. Bien entendu au début jai cru que ça parlait de bière. En fait non. Jardinage. Hommes et femmes au jardin. Enfin au balcon, un jardin miniature. Lui, il veut bien des plantes, mais pas de « bêtes » Elle, les bêtes elle ne court pas après. Mais quand elle jardine, elle rêve de faire lamour dans la nature, à la sauvage. Sur de la mousse, par exemple, peu importe si ça étouffe ses impatiences, la mousse cest tellement romantique, tellement joli. Confortable. Le confortable est confortable à observer. Mais il a raison, en fait. Elle a le sens de limage, il a le sens du pratique.
Ah ces images de coïts romantiques débiles dont on rêve et qui sont en fait les pires moments, au sens pratique du terme. Lamour dans la nature : sur un nid de fourmis quon navait pas vu, près dun buisson dorties un peu trop discret, la visite inattendue du fermier du coin et ça encore cest rien. Une petite levrette et des écorchures aux genoux et sous les mains. Je lai fait quand, déjà, mon rappel DTP ? Epilogue : la séance de lavage des vêtement pleins de terre, comme un retour à la réalité. Peut-être même un certain regret, jai pas non plus que ça à faire ! Et puis il y avait un petit gravier qui ma arraché la peau de lomoplate Pour lui tout va bien, il na quà ouvrir sa braguette et sortir le matos, mais moi il veut me voir à poils sinon rien ! Ou lamour à la plage : déjà, faut la trouver, la plage vide, en été (parce que les images quon nous montre, cest lété). Le va-et-vient de la mer. Et imaginez quelle monte ! Ha ! On ny avait pas pensé, à ça, hein ?! ben faut se déplacer. Et les grains de sables indiscrets, et le folklore local : tiens jai trouvé une praire dans mon vagin en prenant la douche ! Tas faim ? Tant que cest pas un mégot ou un bouchon de coca La solution inverse serait une plage de galets, cest aussi très joli, ça a lair rond et doux, mais je garantis pas du confort. En fait, le confort nest confort que quand il est fantasmé : il avait lair tellement confortable, cet oreiller bing ! allergie !
Revenons à nos voisins : ça commence à se bécotter. Mais cest sans intérêt. Encore une jolie nana dynamique, jeune femme brillante et qui gagne du pognon, qui sest trouvé un gros mou qui va se la taper en restant allongé sur le dos. Un gros mou de sous-directeur de maison de retraite, ou un truc comme ça, un métier qui nexiste pas à part pour les boîtes dassurance. Petite envie de gerber, je reviens dans cinq minutes. Bon je mets la musique tout bas pour entendre autre chose, mais surtout quelle ne passe pas sa tête pour me demander de baisser le son jaurais honte du bordel de mon studio ! Kaboul. Donc pas trop de son. Et puis rien de trop violent. Jaurais bien mis du Léo à fond la caisse, ou bien un bon gros rap, histoire de décompresser, à entendre mes voisins senvoyer en lair alors que je suis cloîtrée chez moi à écrire ce mémoire à la con! Paris Combo. Moindre mal Enfin ça parle quand même damour, bordel de merde, vous avez pas dautre idée ? Hier jai voulu rompre un peu avec Poldi (Leopold Bloom, un personnage de Joyce, sur lequel j'écris mon miteux mémoire), je me suis autorisée à finir De Profundis. Génial. Bon ça parle damour. Mais génial. Jai même posé deux marque-pages, chose que je ne fais jamais : « rien nest plus rare, pour un homme, que de commettre un acte bien à lui », et « une journée passée sans pleurer est une journée durant laquelle le cur sest durci, et non une journée pendant laquelle le cur a été heureux ». Enfin je mets des guillemets, mais cest pas exactement ça. Cest ce que jai voulu y lire. Ça sert à rien de retenir un bouquin. Lintérêt cest de retenir ce quon y a lu, nous, lindividu. Même si ça veut pas dire ça. Ce qui compte cest ce quon en retire de façon personnelle. Je nai peut-être rien compris à Joyce, mais sans lui je ne serais pas en train décrire ces lignes. Si un jour, je suis une grosse intello reconnue par le milieu (pour ça il faudrait que je vende mon âme en changeant de langage), jécrirai un article ou un bouquin là dessus, en tout joli, tout argumenté.
Il ny a rien de plus mesquin que largumentation. Cest lanti-amour par excellence. En argumentant ce que je viens de dire sur lutilité de la lecture, je serais capable de ne plus y croire, de ne plus être follement amoureuse de cette idée. Lécriture universitaire me pose le même problème. Quand jécris « comme il faut », je suis incapable, dêtre, dans le fond, daccord avec moi. Parce que ce quon écrit, cest ce quon est, sinon ça ne sert à rien. Je ne suis pas moi quand jécris mon mémoire. Je suis létudiante numéro 20106251, et je suis la note que jaurai. Mieux : je nécris pas un mémoire, jécris directement le diplôme quon me donnera le cas échéant. Jaime écrire comme je parle. Et jaime parler comme ça vient. Refuser les influences extérieures, cest se couper du monde. Moi jai envie dexister. Mon vieux prof qui a passé sa vie dans les bouquins, et qui me demande (dixit !) de reformuler ce que je dis en me mettant dans la peau dune étudiante de Master (javais tapé « peur » à la place de « peau ») , lui il ne fait plus partie du monde. Parce quil nest plus capable de comprendre quun seul langage : le sien. Non je nutiliserai pas le mot sclérosé, cest débile : le langage que lon dit « sclérosé » est encore à lheure actuelle le plus efficace, sil est maîtrisé. En ce qui me concerne, ce nest pas que je ne laime pas, ni que je ne le maîtrise pas (enfin jespère), cest juste que je ne my sens pas chez moi. Enfin bien obligée dy passer de temps en temps. On peut parler comme on veut, écrire comme on veut. Il ny a pas de bon et de mauvais langage. Le tout cest dêtre en mesure, au moins, de comprendre le langage des autres. Et cela ne relève pas dune maîtrise de la langue, de largot ou du verlan, mais plutôt dune intelligence Humaine préalable. Et ça ça sacquiert assez facilement si on nest pas un gros con qui prétend pisser face au vent sans en mettre sur ses shoes.
Tiens, plus de bruit à côté. Pas très performant, le gros quaime pas les bêtes ! Enfin cest pas mon problème, dailleurs moi non plus jaime pas les bêtes, et il est temps dallumer la lumière, alors je vais aller fermer la fenêtre, plutôt que den venir à les buter à lheure à laquelle je pèterais les plombs ce soir (une fois par soir en moyenne, et ça se traduit à chaque fois de façon différente, mes cartouches de clopes espagnoles le sentent bien.) Hier je me suis acharnée sur les Cahiers du Football. Jai lu leur page de long en large. Jai beaucoup ri ! Et beaucoup fumé parce que forcément je culpabilisais de faire une pause, un peu comme en ce moment, ha ha ha ! Tâtez mes bronches, mon bon seigneur, tâtez mes bronches... Allez, jy retourne, pardon pour les fautes de frappe, jai pas le temps de relire !
par Asherette
publié dans :
Asherette publique




