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La vérité, parfois, passe mieux sous forme de satire .Jostein Gaarder. 

 

 

Jeudi 10 novembre 2005
Il y a ne serait-ce que que cinq ans, on applaudissait le gentil toutou qui faisait ses besoins dans le caniveau et non pas sur le trottoir, et son maître avec. Aujourd'hui, si on ne ramasse pas la matière fécale de son meilleur ami (le chien), on est un délinquant, un vandale, un casseur.

"- Pardon, Monsieur, vous ramasssez pas?
- Ben non... il a fait dans le caniveau...
- Mais c'est dégueulasse! Vot'chien il a fait caca en face de chez moi! Ca vous plairait que j'aille chier par terre dans vot'salle de bains?
- Pourquoi? Vous vous lavez dans le caniveau?
- Non mais dites donc! Restez avec moi, on va trouver un agent!
- Mais vous avez vraiment rien d'autre à foutre?
- Ben si j'arrive à vous faire verbaliser, ça sera la meilleure chose que j'aurais faite de la journée!"

Véridique! Alors soit il faut occuper les retraités, soit il faut inventer des chiens qui ne défèquent pas (or même les tamagochis déféquaient). Partis de cette façon, nous en serons bientôt à emmener nos toutous faire pipi la laisse dans une main et le seau d'eau dans l'autre. Et pourquoi pas le balai-brosse, et le mini ventilateur anti-odeurs?

Ah! douce France de la délation, comme c'est bon de te retrouver! Pour se rappeler les heures de gloire de notre société unie comme un seul homme (la collaboration), on légifère à tort et à travers, et on félicite les justiciers de la rue qui feront enfermer ces pervers scatophiles. On crée des lois sur tout et n'importe quoi: on n'a tellement plus d'idée pour nous cacher les problèmes de fond qu'on en vient à faire rentrer le pipi et le caca dans le Code Pénal.

La nouvelle mission de Super Dupont est la suivante: combattre la collante, la puante, l'envahissante crotte-de-chien-dans-le-caniveau. Attention c'est une tâche difficile. Epier les allées et venues de ses voisins tous forcément suspects de quelque délit de rot caché, de mégot jeté ou de pipi contre un arbre est un labeur digne des douze travaux d'Hercule. Pensez-vous, ils se cachent, les vicieux! On tourne le dos un instant et hop! Un caca devant chez soi! On n'est plus en sécurité nulle part, ma bonne dame! Ca commence par un caca et après, hein? Regardez! On nous brûle nos voitures! On nous saccage nos écoles!

Faut pas non plus tout mélanger. Si vraiment tu veux combattre le vice à ton échelle de petit mesquin (qui est notre échelle à tous, celle de l'individu), paye ta redevance télé, arrête de tripoter ta nièce de treize ans dans les dîners de famille, arrête de battre ton clebs sous prétexte que tu es de mauvaise humeur, ou ta femme, ou ton fils, ou ton employé, arrête de stationner ta caisse sur une place pour handicapés, déclare tout ce que tu possèdes au fisc, et j'en passe. Que celui qui est plus blanc que blanc au yeux de la loi aussi bien que devant sa conscience et ce, depuis toujours, me jette la première pierre et d'accord, ok, me fasse interpeller pour caca de chien dans le caniveau.

J'habite à caca-land: une rue où tous les chiens du coin, semble-t-il, se sont donné rendez-vous pour venir faire leurs besoins. Trouver un agent de police, même pour un caca sur le trottoir (je suis vraiment héroïque!) ne m'a jamais traversé l'esprit. Ces Duponts qui surveillent leurs voisins, il faudrait les envoyer à bagnole-piégée land, ou ne serait-ce qu'à poubelle-qui-crame land, pas pour qu'ils prennent conscience des réalités, on s'en fout de changer les gens, on n'est pas dans un conte de fées, les cons restent cons... juste pour qu'ils nous foutent la paix, qu'ils foutent la paix au monde autour d'eux. Parce que là-bas, je suis pas certaine qu'ils descendent dans la rue pour jouer les héros. Je ne dis pas que moi je le ferais, non, bien sûr, je serais sans doute la pire des planquées, ben oui je suis humaine et lâche, comme tout le monde, que ça vous plaise ou non. Mais je n'ai pas la prétention d'aller faire la loi là où elle est déjà faite depuis longtemps.
par Aude Sécheret publié dans : Asherette publique
Lundi 7 novembre 2005
Dans ce difficile contexte de guerre civile, parlons de choses inintéressantes

D'abord entendons-nous bien. Si je ne travaillais pas la nuit, je n'aurais pas emmené ma voiture à Paris. Mais le fait est qu'il me faut, quelques jours par semaine, utiliser ma petite auto (pour laquelle il paraît qu'il faut que je tremble). Et cela fait maintenant un bout de temps que je conduis dans Paris. Pas si difficile qu'on le dit, la conduite parisienne. Souvent ennuyeuse. Stressante, en fait, surtout.

A Paris, le but, c'est avant tout d'éviter l'accident, d'anticiper les conneries des autres. Le piéton qui traverse n'importe quand et n'importe où sans se presser, sans te regarder, avec l'air de chier sur la face du monde entier. Le vélo qui grille systématiquement les feux, prend les sens interdits dans des rues larges comme le comptoir de mon bar, avec l'air de jouer dans une pub pour la crème légère fleurette et de porter sur ses épaules la légèreté de 2000 ans d'épicurisme (sauf dans les côtes et quand il pleut). Le trou du cul à pneux dans sa grosse merco qui a oublié l'expression "priorité à droite" ou bien qui a décidé qu'on ne laisse pas la priorité à une petite bagnole pas chère, moins chère que la sienne (je suis pas en train de tourner parano, moi?!).Le vieux tellement voûté qu'il dépasse plus du volant, tellement miro qu'il a renoncé à l'usage de ses rétroviseurs, tellement alzeihmerien qu'il pile sur le frein au feu vert. Le car de touristes qui bloque le pont de l'Alma parce qu'il a voulu passer à l'orange alors que c'est bouché en face, ou bien qui s'arrête en plein milieu de nulle part pour vomir son chargement d'Allemands, d'appareils photo japonais, de retraités. Le scooter qui s'imagine que la ligne blanche du milieu de la rue c'est la voie deux-roues. Le sportif (ya rien de plus con qu'un sportif!) à rollers qui est certain qu'il va très vite alors que non, et qui serait beaucoup plus à sa place sur le trottoir. Estimez-vous heureux: j'en passe...

Pour en venir au fait: Il y a bien pire que tout cela réuni. On a inventé un engin de transport capable de cumuler toutes ces caractéristiques ou presque. Je suis pour l'éradication complète des smarts.

Smart!

Smart, normalement, c'est un mot anglais qui veut dire "class". En gros, ils ont appelé "la classe" la plus nabotique des bagnoles. La canette de "brut de pommes" qu'on tord et qu'on jette sans regret. La voiture-sans-permis qui se paye le luxe de requérir le permis, justement! Désormais, le mot "smart" n'évoque plus pour moi la classe. Il n'évoque qu'un éternuement un peu baveux.

Mais pourquoi tant de haine?

Sous prétexte qu'elle est petite, la smart a tous les droits. Elle se gare sur les trottoirs et les passages piétons parce qu'elle est petite, elle laisse la place (et la poussette alors?). Elle avance sur le carrefour même s'il est bouché, parce que noooooon! Elle ne gênera pas les bagnoles de la perpendiculaire: elle est petite, je vous dis. Je mesure 1,83m, et je hais la culture du nabotique. La sorcellerie du nanisme véhiculaire, c'est de créer une deuxième voie quand il n'y en n'a qu'une de dessinée même si on est à 1cm du rétro et qu'on a failli renverser le deux-roues qui veut doubler par la droite (ah oui! grâce à la smart, on se fait insulter par les deux-roues, aussi!). Et puis si vraiment il n'y a pas la place, la smart s'installe quand même à gauche, sur la ligne blanche que l'on croyait désormais conquise par la dictature des deux-roues motorisés... Je m'y perds, moi! "Pensez-vous! Ma smart est à peine plus large que le guidon d'un 125cm3".

Petite voiture de merde à la gloire du couple moderne (riche et sans enfant), je te conchie. Enfants des cités, brûlez utile: brûlez des smarts! Je prends de pari qu'on vous en voudra moins, et moi je vous bénirai, et dans la religion que vous voudrez: autorisation des conducteurs courtois, alertes, intelligents... s'il en reste.
par Aude Sécheret publié dans : Asherette publique
Lundi 6 juin 2005
J'ai toujours pas la télé, mais de temps en temps dans mon pub on passe le foot. Et l'autre jour à la mi-temps j'ai pu admirer la dernière pub Laguna. Alors pour recadrer, c'est un mec en costard avec sa Laguna (aleuuur c'est l'histoire d'un mec...) qui se fait interpeller par un ancien pote à lui. Au début il le reconnaît pas, et puis ça lui fait un petit flash-back, et apparemment c'était son super pote, genre les deux inséparables qui ont fait les quatre-cents coups et qui se sont retrouvés dans les pires galères. Visiblement le pote a pas l'air d'avoir évolué: il a pas de costard, honte à lui, et il a toujours l'air un peu paumé. Et là mister costard il fait style il le reconnaît pas, et il se barre avec sa Laguna. Et je me souviens plus du slogan mais en gros ça doit vouloir dire que c'était pas mieux avant, tout compte fait.

J'étais hors de moi, j'en revenais pas! Et cette pub me fout tellement en colère que j'ai même du mal à expliquer pourquoi. On va essayer.

Le mec en costard, il a un costard (j'te jure!), une laguna, du blé, c'est manifeste. Alors en gros, si tu t'achètes une Laguna, tu rentres dans un clan select, et tu as le droit de renier ton passé, et d'ailleurs tu dois le faire. C'est obligatoire. Propriétaire de laguna n'est pas compatible avec ancien jeune en galère. Renault te demande de faire un choix. Et t'as même pas le droit d'être nostalgique. La pub ne dit pas que le gros riche a peur de retomber dans la galère, elle dit clairement qu'il doit snobber son ancien pote parce que ça serait pas classe pour la Laguna d'avoir comme pote de son propriétaire un looser. Et donc il a même pas envie d'aller refaire le monde avec son ancien meilleur copain, genre "ça fait quand même vachement plaisir de t'retrouver mon pote Lucien", ou de se remémorer ces galères en question, en en rigolant, parce qu'il y a prescription, parce qu'il risque plus trop de retomber dedans... Non! Tu n'as même pas le droit à la nostalgie. Tu n'es pas censé voire dans ton passé la moindre goutte de bonheur. C'était forcément moins bien. Et dans l'idéal, le passé, tu l'oublies, tu le nies, tu l'effaces. Le propriétaire de Laguna est un jeune loup aux dents longues, qui va uniquement de l'avant, qui balaye tous les obstacles d'un revers de main, aux dépens des autres mais tant pis pour eux, ils n'ont qu'à avoir la dernière Renault. Le propriétaire de Laguna est sans pitié.

La pub semble dire "allez, on a tous fait des erreurs de jeunesse! Mais gagne du blé, achète-toi une Laguna, et on oublie tout. Promis!" En gros cette pub est une ode à la gloire de l'embourgeoisement bourin. Et au passage à la gloire du mensonge aussi. Parce que si on regarde bien, il ment, l'encostardé: il prétend ne pas reconnaître l'autre. Tous les moyens sont bons pour prétendre à un certain standing! Tous les moyens sont bons pour s'embourgeoiser. D'ailleurs tant mieux nous dit la pub, étant donné que c'est le but ultime, LE moyen d'accéder au bonheur! Et le bonheur est forcément dans le futur. Tu n'as plus droit à la nostalgie. Je me place en nostalgique de la nostalgie, alors, si on n'y a plus le droit. Moi j'aimais bien l'époque où on avait le droit de se souvenir avec un petit sourire aux lèvres. Mais d'après Renault, cette époque est révolue. Maintenant il s'agit de se placer dans une logique de progrès à tous prix (elle coûte combien déjà la Laguna?), d'envisager le monde sous le signe de la nouveauté, (oserai-je?) de dire Oui à la Constitution (c'est vrai qu'on n'en parle pas assez!). Il s'agit de gagner du blé, et c'est ça le bonheur. Le bonheur, c'est d'oublier de démarrer au feu vert le matin et te faire claxonner par une Clio bleue (qui pour une fois s'est levée tôt) parce que tu lis les cours de la bourse dans Le Monde, bien assis dans ta Laguna flambant neuve, en buvant ton café que ta petite femme t'a préparé dans un thermos (et je me suis dit que ça ferait trop long, ma phrase, si je parlais du kit mains-libres, mais le coeur y est).

Et je sais pas quoi dire pour conclure. Si, enfin j'ai une idée, mais ça peut être mal vu. Nan je voulais dire qu'en fait ça m'étonne pas trop venant de Renault, vu à quel point ils s'enfoncent dans le douteux, ben ils ont pas vraiment évolué depuis 60-65 ans. Ils se rangent du côté du plus fort, quoi...
Mardi 3 mai 2005
L'autre jour je discutais avec un pote des raisons pour lesquelles c'est bien internet (je peux papoter avec ma soeur, avec ma cops Sara que je vois jamais, j'ai régulièrement des nouvelles de mon directeur de maîtrise adoré, bref que du bonheur!). Et lui m'expliquait que nan vraiment pour lui internet "c'est pas possible, sinon je foire mon DEA tu comprends???" Et je vois à son oeil hagard, au tremblement de ses membres et aux grosses gouttes de sueur qui perlent sur son front blême (à moi Verlaine!) que l'heure est grave. Mais je veux comprendre...

Le sachant joueur, j'essaye d'amener délicatement, pour ne pas traumatiser mon pauvre ami, le problème des jeux en ligne... "Non! C'est pas ça! Encore que... mais non, non... C'est bien pire... Tu sais quand tu es un mec, et que tu as toute cette... cette... profusion à portée de main, tu peux rien faire!" Quel est donc ce qui irrésistiblement attire les internautes masculins (sûre que certaines nanas ne s'en privent pas non plus d'ailleurs) pas forcément célibataires?

Le sexe! Dans le mille! Non c'était pas une blague salace. Sur Over-blog, on a une partie statistique où l'on peut connaître la provenance du trafic, et notamment les mots-clés qui ont été tapés sur Google et qui ont orienté la recherche vers nos blogs. Ben vous seriez surpris! Dans ma prose légère et délicate de pilier de bar, je fais régulièrement quelques petites incartades insultantes. Et les vraies bonnes insultes à la française ont souvent rapport avec le sexe: par exemple, "Eh Dugland! Et ton putain de clignotant de mes couilles, alors? Enculé de bordel de queue de bite en bois!". Bon je n'ai jamais écrit ça dans un article, mais mea culpa, j'ai osé dire que j'aimerais faire bouffer ses couilles à quelqu'un, eh bien encore aujourd'hui, des internautes sont dirigés vers mon texte à cause de cela, alors que la couille, voyez-vous, n'en était guère le sujet principal.

Et figurez-vous que pas plus tard qu'il y a un quart d'heure, j'ai consulté lesdites statistiques pour découvrir à mon grand étonnement que quelqu'un avait atterri sur mon blog en ayant tapé sur Google (allez savoir pourquoi) "je baise aude". Si si! je vous jure!!! Petite explication: dans mon texte sur le Fou Du Roi, je mentionne à un moment donné le mot "baise-main", et que le texte est signé Aude, bien entendu, mon prénom. Dans le même esprit, l'autre jour j'ai ouvert à titre exceptionnel et à but uniquement informatif ce cher Limewire (bon ok, ça sert à télécharger), et je suis allée faire un tour du côté de l'entrée des recherches. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'aucune mais je dis bien aucune de requêtes n'était en rapport avec la musique! A moins bien sûr que de nouveaux artistes se prénommant Suck My Dick ou bien Grosse Chatte Mouillée aient sorti récemment des albums aux titres imagés tels qu'"éjaculation faciale" ou "je lui fourre ma grosse bite dans le cul".

Et je suis prête à parier que si cet article, celui-là même, Madame, Monsieur, que vous êtes en train de lire avec avidité, fait de l'audimat, c'est grâce à ces deux dernières lignes. Oh mince j'aurais dû mentionner le mot "photos"! Le mal est réparé. En tous cas bienvenue à vous tous qui cherchiez du cul et qui avez par erreur atterri sur mon blog, je suis bien contente de vous avoir fait cette mauvaise blague à vous, les cerveaux les plus manipulables du marché. Vous venez d'entrer dans le Monde d'Asherette, un blog dont vous n'avez strictement rien n'à secouer (c'est le cas de le dire), mais qui a le privilège, pour le moment s'entend, de vous laisser sur la béquille! Et ça me fait bien marrer!
par Aude Sécheret publié dans : Asherette publique
Jeudi 21 avril 2005
Famille heureuse, quand on est frères et soeurs!

En ce moment je la passe à chaque fois que je bosse au pub, cette chanson; même deux ou trois fois de suite, parfois. Tu vois elle est chouette. Elle gueule contre rien, elle est pas plaintive, (comme ma soeur) c'est pas une chanson intello ou prise de tête, c'est juste une chanson qui célèbre quelque chose de sympa.

La dernière fois que je me suis retrouvée seule avec mes deux frères et ma soeur, sans nos conjoints respectifs, c'était pour l'enterrement de quelqu'un d'extraordinaire, qu'on adorait tous. Donc c'était pas la fête. Et pourtant, ce moment de retrouvailles, ben c'est un des plus beaux souvenirs récents que j'aie. On était assises à l'arrière de la bagnole avec ma soeur, à bouffer des m&m's, à filer à Laurent que des m&m's marrons et à Nico que des m&m's cassés. Et quand y avait plus de cassés, on les cassait nous mêmes avec les dents. On a bien rigolé. Et puis on écoutait notre musique à nous qu'on aime tous les quatre.

Ma soeur est la personne avec laquelle je passe le plus de temps sur msn. Peut-être même au téléphone. Pour des conneries la plupart du temps. On est juste bien à papoter. Aujourd'hui je lui ai demandé si elle n'avait pas par le plus pur des hasards une idée d'article pour mon blog.
"- L'Europe? La Constitution?
- Pas les connaissances nécessaires
- Les nouvelles chaînes télé?
- Les quoi? (je suis pas au courant, j'ai pas la télé)
- Benoit XVI?
- Pourquoi pas Raymond 53?
- Les journalistes prisonniers?
- Mouaif... un peu facile
- Pfff... La pollution? Le réchauffement de la planète?
- Bof...
- Ouais bof, t'as raison... Les salauds qui rappellent pas leur copine?"
Eclats de rire, et là j'ai trouvé. Un texte sur ma soeur, parce qu'elle le mérite quand même pas mal, et en passant, un peu sur mes frères aussi. (Et on garde l'idée de la musique intello pour quand j'aurai envie de m'éclater sur un punching ball). D'ailleurs, je sais pas pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt! Elle m'a offert une filleule; le minimum, c'est quand même de lui offrir un texte, non? Bon elle est allée s'exiler en Bretagne avec un supporter de l'OM, mais je vais pas lui en tenir rigueur... Bon elle lit Harry Potter dans le texte, mais il faut de tout pour faire un monde! Bon elle est beaucoup plus belle que moi, mais je lui en veux pas trop: mes nichons sont plus gros que les siens (c'est dire si les siens... bref!). Bon elle a un bébé génial, et là je suis folle de jalousie. Non pas que mes bébés à moi ne soient pas géniaux, c'est juste qu'il n'existent pas encore. Mais j'arrive même pas à la détester pour ça!

Théoriquement, ses frères et soeurs, on ne les choisit pas. Comme l'a dit si joliment Laurent au mariage de Nicolas, "un frère joue un rôle qu'il n'a pas choisi de jouer et auquel il est condamné, et pour moi, la pénitence est infiniment douce". On est quatre, il en manque un mais quatre c'est déjà beaucoup, ça pourrait être difficile, pourtant je dois admettre que nous quatre, ça fonctionne. On s'aime un peu au-delà du reste, enfin je crois. On est contents de se retrouver, mais on n'a même pas besoin de se voir pour savoir qu'on est là. C'est une certitude rassurante, immuable et éternelle. Et vraiment j'aimerais en dire plus, mais ça serait trop long et je veux pas tomber dans la déclaration d'amour! (Trop tard?) C'est de toute façon un texte qui ne va pas t'intéresser, qui n'est même pas méchant, même pas marrant, t'auras même pas envie de me laisser un commentaire... Ben comme d'habitude, si t'es pas content, "la maison vous recommande easyjet, aller simple pour la Grèce, pour aller refaire une beauté à votre popotin". Pendant ce temps-là, laisse-moi, pour une fois au moins, dire du bien de quelque chose. Tant pis si ça fait tache dans le décor, t'inquiète pas, va! Je trouverai bien quelqu'un à insulter dans mon prochain texte. Aujourd'hui je fais une pause Kit-Cath.
 

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