Dans ce difficile contexte de guerre civile, parlons de choses inintéressantes
D'abord entendons-nous bien. Si je ne travaillais pas la nuit, je n'aurais pas emmené ma voiture à Paris. Mais le fait est qu'il me faut, quelques jours par semaine, utiliser ma petite auto (pour laquelle il paraît qu'il faut que je tremble). Et cela fait maintenant un bout de temps que je conduis dans Paris. Pas si difficile qu'on le dit, la conduite parisienne. Souvent ennuyeuse. Stressante, en fait, surtout.
A Paris, le but, c'est avant tout d'éviter l'accident, d'anticiper les conneries des autres. Le piéton qui traverse n'importe quand et n'importe où sans se presser, sans te regarder, avec l'air de chier sur la face du monde entier. Le vélo qui grille systématiquement les feux, prend les sens interdits dans des rues larges comme le comptoir de mon bar, avec l'air de jouer dans une pub pour la crème légère fleurette et de porter sur ses épaules la légèreté de 2000 ans d'épicurisme (sauf dans les côtes et quand il pleut). Le trou du cul à pneux dans sa grosse merco qui a oublié l'expression "priorité à droite" ou bien qui a décidé qu'on ne laisse pas la priorité à une petite bagnole pas chère, moins chère que la sienne (je suis pas en train de tourner parano, moi?!).Le vieux tellement voûté qu'il dépasse plus du volant, tellement miro qu'il a renoncé à l'usage de ses rétroviseurs, tellement alzeihmerien qu'il pile sur le frein au feu vert. Le car de touristes qui bloque le pont de l'Alma parce qu'il a voulu passer à l'orange alors que c'est bouché en face, ou bien qui s'arrête en plein milieu de nulle part pour vomir son chargement d'Allemands, d'appareils photo japonais, de retraités. Le scooter qui s'imagine que la ligne blanche du milieu de la rue c'est la voie deux-roues. Le sportif (ya rien de plus con qu'un sportif!) à rollers qui est certain qu'il va très vite alors que non, et qui serait beaucoup plus à sa place sur le trottoir. Estimez-vous heureux: j'en passe...
Pour en venir au fait: Il y a bien pire que tout cela réuni. On a inventé un engin de transport capable de cumuler toutes ces caractéristiques ou presque. Je suis pour l'éradication complète des smarts.
Smart!
Smart, normalement, c'est un mot anglais qui veut dire "class". En gros, ils ont appelé "la classe" la plus nabotique des bagnoles. La canette de "brut de pommes" qu'on tord et qu'on jette sans regret. La voiture-sans-permis qui se paye le luxe de requérir le permis, justement! Désormais, le mot "smart" n'évoque plus pour moi la classe. Il n'évoque qu'un éternuement un peu baveux.
Mais pourquoi tant de haine?
Sous prétexte qu'elle est petite, la smart a tous les droits. Elle se gare sur les trottoirs et les passages piétons parce qu'elle est petite, elle laisse la place (et la poussette alors?). Elle avance sur le carrefour même s'il est bouché, parce que noooooon! Elle ne gênera pas les bagnoles de la perpendiculaire: elle est petite, je vous dis. Je mesure 1,83m, et je hais la culture du nabotique. La sorcellerie du nanisme véhiculaire, c'est de créer une deuxième voie quand il n'y en n'a qu'une de dessinée même si on est à 1cm du rétro et qu'on a failli renverser le deux-roues qui veut doubler par la droite (ah oui! grâce à la smart, on se fait insulter par les deux-roues, aussi!). Et puis si vraiment il n'y a pas la place, la smart s'installe quand même à gauche, sur la ligne blanche que l'on croyait désormais conquise par la dictature des deux-roues motorisés... Je m'y perds, moi! "Pensez-vous! Ma smart est à peine plus large que le guidon d'un 125cm3".
Petite voiture de merde à la gloire du couple moderne (riche et sans enfant), je te conchie. Enfants des cités, brûlez utile: brûlez des smarts! Je prends de pari qu'on vous en voudra moins, et moi je vous bénirai, et dans la religion que vous voudrez: autorisation des conducteurs courtois, alertes, intelligents... s'il en reste.
D'abord entendons-nous bien. Si je ne travaillais pas la nuit, je n'aurais pas emmené ma voiture à Paris. Mais le fait est qu'il me faut, quelques jours par semaine, utiliser ma petite auto (pour laquelle il paraît qu'il faut que je tremble). Et cela fait maintenant un bout de temps que je conduis dans Paris. Pas si difficile qu'on le dit, la conduite parisienne. Souvent ennuyeuse. Stressante, en fait, surtout.
A Paris, le but, c'est avant tout d'éviter l'accident, d'anticiper les conneries des autres. Le piéton qui traverse n'importe quand et n'importe où sans se presser, sans te regarder, avec l'air de chier sur la face du monde entier. Le vélo qui grille systématiquement les feux, prend les sens interdits dans des rues larges comme le comptoir de mon bar, avec l'air de jouer dans une pub pour la crème légère fleurette et de porter sur ses épaules la légèreté de 2000 ans d'épicurisme (sauf dans les côtes et quand il pleut). Le trou du cul à pneux dans sa grosse merco qui a oublié l'expression "priorité à droite" ou bien qui a décidé qu'on ne laisse pas la priorité à une petite bagnole pas chère, moins chère que la sienne (je suis pas en train de tourner parano, moi?!).Le vieux tellement voûté qu'il dépasse plus du volant, tellement miro qu'il a renoncé à l'usage de ses rétroviseurs, tellement alzeihmerien qu'il pile sur le frein au feu vert. Le car de touristes qui bloque le pont de l'Alma parce qu'il a voulu passer à l'orange alors que c'est bouché en face, ou bien qui s'arrête en plein milieu de nulle part pour vomir son chargement d'Allemands, d'appareils photo japonais, de retraités. Le scooter qui s'imagine que la ligne blanche du milieu de la rue c'est la voie deux-roues. Le sportif (ya rien de plus con qu'un sportif!) à rollers qui est certain qu'il va très vite alors que non, et qui serait beaucoup plus à sa place sur le trottoir. Estimez-vous heureux: j'en passe...
Pour en venir au fait: Il y a bien pire que tout cela réuni. On a inventé un engin de transport capable de cumuler toutes ces caractéristiques ou presque. Je suis pour l'éradication complète des smarts.
Smart!
Smart, normalement, c'est un mot anglais qui veut dire "class". En gros, ils ont appelé "la classe" la plus nabotique des bagnoles. La canette de "brut de pommes" qu'on tord et qu'on jette sans regret. La voiture-sans-permis qui se paye le luxe de requérir le permis, justement! Désormais, le mot "smart" n'évoque plus pour moi la classe. Il n'évoque qu'un éternuement un peu baveux.
Mais pourquoi tant de haine?
Sous prétexte qu'elle est petite, la smart a tous les droits. Elle se gare sur les trottoirs et les passages piétons parce qu'elle est petite, elle laisse la place (et la poussette alors?). Elle avance sur le carrefour même s'il est bouché, parce que noooooon! Elle ne gênera pas les bagnoles de la perpendiculaire: elle est petite, je vous dis. Je mesure 1,83m, et je hais la culture du nabotique. La sorcellerie du nanisme véhiculaire, c'est de créer une deuxième voie quand il n'y en n'a qu'une de dessinée même si on est à 1cm du rétro et qu'on a failli renverser le deux-roues qui veut doubler par la droite (ah oui! grâce à la smart, on se fait insulter par les deux-roues, aussi!). Et puis si vraiment il n'y a pas la place, la smart s'installe quand même à gauche, sur la ligne blanche que l'on croyait désormais conquise par la dictature des deux-roues motorisés... Je m'y perds, moi! "Pensez-vous! Ma smart est à peine plus large que le guidon d'un 125cm3".
Petite voiture de merde à la gloire du couple moderne (riche et sans enfant), je te conchie. Enfants des cités, brûlez utile: brûlez des smarts! Je prends de pari qu'on vous en voudra moins, et moi je vous bénirai, et dans la religion que vous voudrez: autorisation des conducteurs courtois, alertes, intelligents... s'il en reste.
par Aude Sécheret
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Asherette publique
J'ai toujours pas la télé, mais de temps en temps dans mon pub on passe le foot. Et l'autre jour à la mi-temps j'ai pu admirer la dernière pub Laguna. Alors pour recadrer, c'est un mec en costard avec sa Laguna (aleuuur c'est l'histoire d'un mec...) qui se fait interpeller par un ancien pote à lui. Au début il le reconnaît pas, et puis ça lui fait un petit flash-back, et apparemment c'était son super pote, genre les deux inséparables qui ont fait les quatre-cents coups et qui se sont retrouvés dans les pires galères. Visiblement le pote a pas l'air d'avoir évolué: il a pas de costard, honte à lui, et il a toujours l'air un peu paumé. Et là mister costard il fait style il le reconnaît pas, et il se barre avec sa Laguna. Et je me souviens plus du slogan mais en gros ça doit vouloir dire que c'était pas mieux avant, tout compte fait.
J'étais hors de moi, j'en revenais pas! Et cette pub me fout tellement en colère que j'ai même du mal à expliquer pourquoi. On va essayer.
Le mec en costard, il a un costard (j'te jure!), une laguna, du blé, c'est manifeste. Alors en gros, si tu t'achètes une Laguna, tu rentres dans un clan select, et tu as le droit de renier ton passé, et d'ailleurs tu dois le faire. C'est obligatoire. Propriétaire de laguna n'est pas compatible avec ancien jeune en galère. Renault te demande de faire un choix. Et t'as même pas le droit d'être nostalgique. La pub ne dit pas que le gros riche a peur de retomber dans la galère, elle dit clairement qu'il doit snobber son ancien pote parce que ça serait pas classe pour la Laguna d'avoir comme pote de son propriétaire un looser. Et donc il a même pas envie d'aller refaire le monde avec son ancien meilleur copain, genre "ça fait quand même vachement plaisir de t'retrouver mon pote Lucien", ou de se remémorer ces galères en question, en en rigolant, parce qu'il y a prescription, parce qu'il risque plus trop de retomber dedans... Non! Tu n'as même pas le droit à la nostalgie. Tu n'es pas censé voire dans ton passé la moindre goutte de bonheur. C'était forcément moins bien. Et dans l'idéal, le passé, tu l'oublies, tu le nies, tu l'effaces. Le propriétaire de Laguna est un jeune loup aux dents longues, qui va uniquement de l'avant, qui balaye tous les obstacles d'un revers de main, aux dépens des autres mais tant pis pour eux, ils n'ont qu'à avoir la dernière Renault. Le propriétaire de Laguna est sans pitié.
La pub semble dire "allez, on a tous fait des erreurs de jeunesse! Mais gagne du blé, achète-toi une Laguna, et on oublie tout. Promis!" En gros cette pub est une ode à la gloire de l'embourgeoisement bourin. Et au passage à la gloire du mensonge aussi. Parce que si on regarde bien, il ment, l'encostardé: il prétend ne pas reconnaître l'autre. Tous les moyens sont bons pour prétendre à un certain standing! Tous les moyens sont bons pour s'embourgeoiser. D'ailleurs tant mieux nous dit la pub, étant donné que c'est le but ultime, LE moyen d'accéder au bonheur! Et le bonheur est forcément dans le futur. Tu n'as plus droit à la nostalgie. Je me place en nostalgique de la nostalgie, alors, si on n'y a plus le droit. Moi j'aimais bien l'époque où on avait le droit de se souvenir avec un petit sourire aux lèvres. Mais d'après Renault, cette époque est révolue. Maintenant il s'agit de se placer dans une logique de progrès à tous prix (elle coûte combien déjà la Laguna?), d'envisager le monde sous le signe de la nouveauté, (oserai-je?) de dire Oui à la Constitution (c'est vrai qu'on n'en parle pas assez!). Il s'agit de gagner du blé, et c'est ça le bonheur. Le bonheur, c'est d'oublier de démarrer au feu vert le matin et te faire claxonner par une Clio bleue (qui pour une fois s'est levée tôt) parce que tu lis les cours de la bourse dans Le Monde, bien assis dans ta Laguna flambant neuve, en buvant ton café que ta petite femme t'a préparé dans un thermos (et je me suis dit que ça ferait trop long, ma phrase, si je parlais du kit mains-libres, mais le coeur y est).
Et je sais pas quoi dire pour conclure. Si, enfin j'ai une idée, mais ça peut être mal vu. Nan je voulais dire qu'en fait ça m'étonne pas trop venant de Renault, vu à quel point ils s'enfoncent dans le douteux, ben ils ont pas vraiment évolué depuis 60-65 ans. Ils se rangent du côté du plus fort, quoi...
J'étais hors de moi, j'en revenais pas! Et cette pub me fout tellement en colère que j'ai même du mal à expliquer pourquoi. On va essayer.
Le mec en costard, il a un costard (j'te jure!), une laguna, du blé, c'est manifeste. Alors en gros, si tu t'achètes une Laguna, tu rentres dans un clan select, et tu as le droit de renier ton passé, et d'ailleurs tu dois le faire. C'est obligatoire. Propriétaire de laguna n'est pas compatible avec ancien jeune en galère. Renault te demande de faire un choix. Et t'as même pas le droit d'être nostalgique. La pub ne dit pas que le gros riche a peur de retomber dans la galère, elle dit clairement qu'il doit snobber son ancien pote parce que ça serait pas classe pour la Laguna d'avoir comme pote de son propriétaire un looser. Et donc il a même pas envie d'aller refaire le monde avec son ancien meilleur copain, genre "ça fait quand même vachement plaisir de t'retrouver mon pote Lucien", ou de se remémorer ces galères en question, en en rigolant, parce qu'il y a prescription, parce qu'il risque plus trop de retomber dedans... Non! Tu n'as même pas le droit à la nostalgie. Tu n'es pas censé voire dans ton passé la moindre goutte de bonheur. C'était forcément moins bien. Et dans l'idéal, le passé, tu l'oublies, tu le nies, tu l'effaces. Le propriétaire de Laguna est un jeune loup aux dents longues, qui va uniquement de l'avant, qui balaye tous les obstacles d'un revers de main, aux dépens des autres mais tant pis pour eux, ils n'ont qu'à avoir la dernière Renault. Le propriétaire de Laguna est sans pitié.
La pub semble dire "allez, on a tous fait des erreurs de jeunesse! Mais gagne du blé, achète-toi une Laguna, et on oublie tout. Promis!" En gros cette pub est une ode à la gloire de l'embourgeoisement bourin. Et au passage à la gloire du mensonge aussi. Parce que si on regarde bien, il ment, l'encostardé: il prétend ne pas reconnaître l'autre. Tous les moyens sont bons pour prétendre à un certain standing! Tous les moyens sont bons pour s'embourgeoiser. D'ailleurs tant mieux nous dit la pub, étant donné que c'est le but ultime, LE moyen d'accéder au bonheur! Et le bonheur est forcément dans le futur. Tu n'as plus droit à la nostalgie. Je me place en nostalgique de la nostalgie, alors, si on n'y a plus le droit. Moi j'aimais bien l'époque où on avait le droit de se souvenir avec un petit sourire aux lèvres. Mais d'après Renault, cette époque est révolue. Maintenant il s'agit de se placer dans une logique de progrès à tous prix (elle coûte combien déjà la Laguna?), d'envisager le monde sous le signe de la nouveauté, (oserai-je?) de dire Oui à la Constitution (c'est vrai qu'on n'en parle pas assez!). Il s'agit de gagner du blé, et c'est ça le bonheur. Le bonheur, c'est d'oublier de démarrer au feu vert le matin et te faire claxonner par une Clio bleue (qui pour une fois s'est levée tôt) parce que tu lis les cours de la bourse dans Le Monde, bien assis dans ta Laguna flambant neuve, en buvant ton café que ta petite femme t'a préparé dans un thermos (et je me suis dit que ça ferait trop long, ma phrase, si je parlais du kit mains-libres, mais le coeur y est).
Et je sais pas quoi dire pour conclure. Si, enfin j'ai une idée, mais ça peut être mal vu. Nan je voulais dire qu'en fait ça m'étonne pas trop venant de Renault, vu à quel point ils s'enfoncent dans le douteux, ben ils ont pas vraiment évolué depuis 60-65 ans. Ils se rangent du côté du plus fort, quoi...
par Aude Sécheret
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Asherette publique
L'autre jour je discutais avec un pote des raisons pour lesquelles c'est bien internet (je peux papoter avec ma soeur, avec ma cops Sara que je vois jamais, j'ai régulièrement des nouvelles de mon directeur de maîtrise adoré, bref que du bonheur!). Et lui m'expliquait que nan vraiment pour lui internet "c'est pas possible, sinon je foire mon DEA tu comprends???" Et je vois à son oeil hagard, au tremblement de ses membres et aux grosses gouttes de sueur qui perlent sur son front blême (à moi Verlaine!) que l'heure est grave. Mais je veux comprendre...
Le sachant joueur, j'essaye d'amener délicatement, pour ne pas traumatiser mon pauvre ami, le problème des jeux en ligne... "Non! C'est pas ça! Encore que... mais non, non... C'est bien pire... Tu sais quand tu es un mec, et que tu as toute cette... cette... profusion à portée de main, tu peux rien faire!" Quel est donc ce qui irrésistiblement attire les internautes masculins (sûre que certaines nanas ne s'en privent pas non plus d'ailleurs) pas forcément célibataires?
Le sexe! Dans le mille! Non c'était pas une blague salace. Sur Over-blog, on a une partie statistique où l'on peut connaître la provenance du trafic, et notamment les mots-clés qui ont été tapés sur Google et qui ont orienté la recherche vers nos blogs. Ben vous seriez surpris! Dans ma prose légère et délicate de pilier de bar, je fais régulièrement quelques petites incartades insultantes. Et les vraies bonnes insultes à la française ont souvent rapport avec le sexe: par exemple, "Eh Dugland! Et ton putain de clignotant de mes couilles, alors? Enculé de bordel de queue de bite en bois!". Bon je n'ai jamais écrit ça dans un article, mais mea culpa, j'ai osé dire que j'aimerais faire bouffer ses couilles à quelqu'un, eh bien encore aujourd'hui, des internautes sont dirigés vers mon texte à cause de cela, alors que la couille, voyez-vous, n'en était guère le sujet principal.
Et figurez-vous que pas plus tard qu'il y a un quart d'heure, j'ai consulté lesdites statistiques pour découvrir à mon grand étonnement que quelqu'un avait atterri sur mon blog en ayant tapé sur Google (allez savoir pourquoi) "je baise aude". Si si! je vous jure!!! Petite explication: dans mon texte sur le Fou Du Roi, je mentionne à un moment donné le mot "baise-main", et que le texte est signé Aude, bien entendu, mon prénom. Dans le même esprit, l'autre jour j'ai ouvert à titre exceptionnel et à but uniquement informatif ce cher Limewire (bon ok, ça sert à télécharger), et je suis allée faire un tour du côté de l'entrée des recherches. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'aucune mais je dis bien aucune de requêtes n'était en rapport avec la musique! A moins bien sûr que de nouveaux artistes se prénommant Suck My Dick ou bien Grosse Chatte Mouillée aient sorti récemment des albums aux titres imagés tels qu'"éjaculation faciale" ou "je lui fourre ma grosse bite dans le cul".
Et je suis prête à parier que si cet article, celui-là même, Madame, Monsieur, que vous êtes en train de lire avec avidité, fait de l'audimat, c'est grâce à ces deux dernières lignes. Oh mince j'aurais dû mentionner le mot "photos"! Le mal est réparé. En tous cas bienvenue à vous tous qui cherchiez du cul et qui avez par erreur atterri sur mon blog, je suis bien contente de vous avoir fait cette mauvaise blague à vous, les cerveaux les plus manipulables du marché. Vous venez d'entrer dans le Monde d'Asherette, un blog dont vous n'avez strictement rien n'à secouer (c'est le cas de le dire), mais qui a le privilège, pour le moment s'entend, de vous laisser sur la béquille! Et ça me fait bien marrer!
Le sachant joueur, j'essaye d'amener délicatement, pour ne pas traumatiser mon pauvre ami, le problème des jeux en ligne... "Non! C'est pas ça! Encore que... mais non, non... C'est bien pire... Tu sais quand tu es un mec, et que tu as toute cette... cette... profusion à portée de main, tu peux rien faire!" Quel est donc ce qui irrésistiblement attire les internautes masculins (sûre que certaines nanas ne s'en privent pas non plus d'ailleurs) pas forcément célibataires?
Le sexe! Dans le mille! Non c'était pas une blague salace. Sur Over-blog, on a une partie statistique où l'on peut connaître la provenance du trafic, et notamment les mots-clés qui ont été tapés sur Google et qui ont orienté la recherche vers nos blogs. Ben vous seriez surpris! Dans ma prose légère et délicate de pilier de bar, je fais régulièrement quelques petites incartades insultantes. Et les vraies bonnes insultes à la française ont souvent rapport avec le sexe: par exemple, "Eh Dugland! Et ton putain de clignotant de mes couilles, alors? Enculé de bordel de queue de bite en bois!". Bon je n'ai jamais écrit ça dans un article, mais mea culpa, j'ai osé dire que j'aimerais faire bouffer ses couilles à quelqu'un, eh bien encore aujourd'hui, des internautes sont dirigés vers mon texte à cause de cela, alors que la couille, voyez-vous, n'en était guère le sujet principal.
Et figurez-vous que pas plus tard qu'il y a un quart d'heure, j'ai consulté lesdites statistiques pour découvrir à mon grand étonnement que quelqu'un avait atterri sur mon blog en ayant tapé sur Google (allez savoir pourquoi) "je baise aude". Si si! je vous jure!!! Petite explication: dans mon texte sur le Fou Du Roi, je mentionne à un moment donné le mot "baise-main", et que le texte est signé Aude, bien entendu, mon prénom. Dans le même esprit, l'autre jour j'ai ouvert à titre exceptionnel et à but uniquement informatif ce cher Limewire (bon ok, ça sert à télécharger), et je suis allée faire un tour du côté de l'entrée des recherches. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'aucune mais je dis bien aucune de requêtes n'était en rapport avec la musique! A moins bien sûr que de nouveaux artistes se prénommant Suck My Dick ou bien Grosse Chatte Mouillée aient sorti récemment des albums aux titres imagés tels qu'"éjaculation faciale" ou "je lui fourre ma grosse bite dans le cul".
Et je suis prête à parier que si cet article, celui-là même, Madame, Monsieur, que vous êtes en train de lire avec avidité, fait de l'audimat, c'est grâce à ces deux dernières lignes. Oh mince j'aurais dû mentionner le mot "photos"! Le mal est réparé. En tous cas bienvenue à vous tous qui cherchiez du cul et qui avez par erreur atterri sur mon blog, je suis bien contente de vous avoir fait cette mauvaise blague à vous, les cerveaux les plus manipulables du marché. Vous venez d'entrer dans le Monde d'Asherette, un blog dont vous n'avez strictement rien n'à secouer (c'est le cas de le dire), mais qui a le privilège, pour le moment s'entend, de vous laisser sur la béquille! Et ça me fait bien marrer!
par Aude Sécheret
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Asherette publique
Bon alors c'est un coup à me faire incendier dans les commentaires, c'est un coup à me mettre mes très nombreux visiteurs à dos, c'est presque même un coup à ce qu'un gros balaise vienne me faire sauter mon blog. Tant pis.
Tout d'abord, venez pas me dire que oui mais moi aussi je suis une internaute. Parce que c'est vrai, que je le sais, et que je ne prétends pas être au-dessus du reste; Disons que c'est ciblé, que je ne m'attaque pas à tous les internautes. Mais j'ose espérer que les concernés se reconnaîtront, et me laisseront des commentaires très désagréables, comme ça ça fera comme dans Seven, j'aurai gagné!
C'est en me baladant sur mon pauvre blog (que je n'ai même plus le temps d'aroser) et en relisant vos commentaires que j'ai eu envie de pousser un petit coup de gueule. Parce que voilà, à part quelques exceptions, vous n'êtes pas là pour donner votre avis sur les articles que vous lisez, vous êtes là pour donner votre avis tous court. Vous utilisez l'espace des commentaires pour vous faire plaisir, pour flamber un peu, et le pire c'est que ça marche! Parce que vous êtes tout aussi capables de réagir aux commentaires plutôt qu'à l'article en lui même, c'est donc bien que certains commentaires sont là pour parasiter. Regardez le texte sur le fou du roi! Sur la quinzaine de commentaires que vous avez laissés, douze concernent Vincent Delerm (qui, je le maintiens, est un petit intello de merde) alors qu'il n'est qu'une goutte d'eau dans l'article, un simple exemple!
Si jaccepte que vous puissiez laisser des commentaires sur mon blog (parce que figurez-vous que si je veux, ils jartent tous) c'est pour plusieurs raisons. L'avis des autres m'intéresse, qu'il soit bon ou mauvais, même si, soyons honnêtes, les critiques incendiaires me foutent la gerbe (j'y reviendrai). Et puis j'ai pas pour habitude de baillonner mes interlocuteurs... Enfin, l'espace commentaires est un bon baromètre. S'il devient un champ de bataille au bout de trois commentaires postés, c'est bon signe, c'est que quelque part, je vous emmerde, et figurez-vous que c'est le but. Parce que si vous pensez que je fais ce blog pour tout l'amour du monde, vous vous plantez, et franchement, vous êtes pas malins. Vous pensez sincèrement pas qu'un blog dont l'insulte est le minimum vital d'un article est là pour que je me fasse des potes!
Donc vous allez trouver ce que je dis complètement paradoxal: d'un côté, j'ai la fâcheuse tendance de répondre aux commentaires incendiaires (quand mon armée d'habitués ne le fait pas pour moi) et pourtant à côté de ça, j'ai un désintéret sans borne pour vous. C'est vrai c'est paradoxal mais je m'en fous. Et je vous emmerde (ça fait deux fois). Et très sincèrement, je suis triste pour vous. Vous me faites pitié, vous qui passez une partie de votre temps sur internet, qui vous emmerdez suffisamment pour ça dans la vie. Vous qui laissez des commentaires critiques quand vous n'êtes pas d'accord, et qui manifestement pensez que vous allez changer la face du monde! Parce que figurez-vous que plus vous m'engueulerez, plus vous m'insulterez, plus j'aurai envie que vous me detestiez et moins j'aurai envie de changer d'avis! Et puis merde! Si tu te plais pas quelque part, rien ne te force à y rester! Tu la fermes et tu te casses. Mais tu viens pas faire chier le monde avec tes commentaires à deux balles. Tu dois être vachement frustré, ou bien tu dois vachement manquer de confiance en toi dans la vraie vie, pour te sentir le besoin d'aller incendier d'autres internautes, bien planqué derrière ton écran d'ordi! C'est quoi ton problème? T'as pas d'amis? T'es pas belle? Pas beau? Tu viens de te faire larguer? Ton papa te déteste? Ben va voir un psy, mais viens pas m'emmerder. Je fais déjà suffisamment dans le social avec mon taf. Pas besoin des gros relous comme toi.
Parce que oui tu es relou. Tu es définitivement là pour prouver que tu existes, et c'est tout. Mais dis-toi bien que pour moi et pour tout ceux qui te lisent, tu n'es rien d'autre que quelques petits mots débiles mis bout-à-bout sur un écran dans un espace où tu n'es même pas chez toi, et que si je voulais, ces mots, je les ferai sauter d'un clic de souris. Mais je suis ympa. Je te laisse exister un peu.
Tout d'abord, venez pas me dire que oui mais moi aussi je suis une internaute. Parce que c'est vrai, que je le sais, et que je ne prétends pas être au-dessus du reste; Disons que c'est ciblé, que je ne m'attaque pas à tous les internautes. Mais j'ose espérer que les concernés se reconnaîtront, et me laisseront des commentaires très désagréables, comme ça ça fera comme dans Seven, j'aurai gagné!
C'est en me baladant sur mon pauvre blog (que je n'ai même plus le temps d'aroser) et en relisant vos commentaires que j'ai eu envie de pousser un petit coup de gueule. Parce que voilà, à part quelques exceptions, vous n'êtes pas là pour donner votre avis sur les articles que vous lisez, vous êtes là pour donner votre avis tous court. Vous utilisez l'espace des commentaires pour vous faire plaisir, pour flamber un peu, et le pire c'est que ça marche! Parce que vous êtes tout aussi capables de réagir aux commentaires plutôt qu'à l'article en lui même, c'est donc bien que certains commentaires sont là pour parasiter. Regardez le texte sur le fou du roi! Sur la quinzaine de commentaires que vous avez laissés, douze concernent Vincent Delerm (qui, je le maintiens, est un petit intello de merde) alors qu'il n'est qu'une goutte d'eau dans l'article, un simple exemple!
Si jaccepte que vous puissiez laisser des commentaires sur mon blog (parce que figurez-vous que si je veux, ils jartent tous) c'est pour plusieurs raisons. L'avis des autres m'intéresse, qu'il soit bon ou mauvais, même si, soyons honnêtes, les critiques incendiaires me foutent la gerbe (j'y reviendrai). Et puis j'ai pas pour habitude de baillonner mes interlocuteurs... Enfin, l'espace commentaires est un bon baromètre. S'il devient un champ de bataille au bout de trois commentaires postés, c'est bon signe, c'est que quelque part, je vous emmerde, et figurez-vous que c'est le but. Parce que si vous pensez que je fais ce blog pour tout l'amour du monde, vous vous plantez, et franchement, vous êtes pas malins. Vous pensez sincèrement pas qu'un blog dont l'insulte est le minimum vital d'un article est là pour que je me fasse des potes!
Donc vous allez trouver ce que je dis complètement paradoxal: d'un côté, j'ai la fâcheuse tendance de répondre aux commentaires incendiaires (quand mon armée d'habitués ne le fait pas pour moi) et pourtant à côté de ça, j'ai un désintéret sans borne pour vous. C'est vrai c'est paradoxal mais je m'en fous. Et je vous emmerde (ça fait deux fois). Et très sincèrement, je suis triste pour vous. Vous me faites pitié, vous qui passez une partie de votre temps sur internet, qui vous emmerdez suffisamment pour ça dans la vie. Vous qui laissez des commentaires critiques quand vous n'êtes pas d'accord, et qui manifestement pensez que vous allez changer la face du monde! Parce que figurez-vous que plus vous m'engueulerez, plus vous m'insulterez, plus j'aurai envie que vous me detestiez et moins j'aurai envie de changer d'avis! Et puis merde! Si tu te plais pas quelque part, rien ne te force à y rester! Tu la fermes et tu te casses. Mais tu viens pas faire chier le monde avec tes commentaires à deux balles. Tu dois être vachement frustré, ou bien tu dois vachement manquer de confiance en toi dans la vraie vie, pour te sentir le besoin d'aller incendier d'autres internautes, bien planqué derrière ton écran d'ordi! C'est quoi ton problème? T'as pas d'amis? T'es pas belle? Pas beau? Tu viens de te faire larguer? Ton papa te déteste? Ben va voir un psy, mais viens pas m'emmerder. Je fais déjà suffisamment dans le social avec mon taf. Pas besoin des gros relous comme toi.
Parce que oui tu es relou. Tu es définitivement là pour prouver que tu existes, et c'est tout. Mais dis-toi bien que pour moi et pour tout ceux qui te lisent, tu n'es rien d'autre que quelques petits mots débiles mis bout-à-bout sur un écran dans un espace où tu n'es même pas chez toi, et que si je voulais, ces mots, je les ferai sauter d'un clic de souris. Mais je suis ympa. Je te laisse exister un peu.
par Asherette
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Asherette publique
(Petite note aux très nombreux lecteurs assidus: Je suis sincèrement désolée de mon silence radio de ce dernier mois. Mais il se trouve que j'ai une vie trop bien remplie à côté du blog: je bosse dans un pub la nuit, et accessoirement j'ai un mémoire et des devoirs à rédiger et à rendre... Et bien entendu une vie sociale à entretenir, c'est chouette aussi de voir ses amis de temps en temps. Avec tout ça, ma filleule http://choupoune.over-blog.com grandit à toute allure sans que j'aie le temps de la voir faire, mais j'imagine que vous vous en foutez! Bon ok, ok, on va cracher notre venin sur France Inter, ce sera bref mais intense, c'est parti!)
Ok, on rigole bien avec les chroniques de Carlier... Mais ce monsieur a atteri chez Fogiel dont l'agressivité notoire enlève toute portée à ses pauvres arguments (j'ai dèjà envie de digresser un peu... penser à faire un article sur Fogiel...). Et chez la hyène cathodique, on a vu notre ami Carlier chercher désespérément des couilles sous le jupe de Bernadette pour pouvoir les lui lécher goulûment. Manque de bol, elle n'en a pas, alors il s'est contenté de conclure son hymne à Initials B.C. par une génuflexion limite face contre terre et un beau serment d'allégeance à sa suzeraine. (On se lève tous pour Naaaaaadette!). Ainsi, le seul qui peut-être relevait le niveau critique de Fou du Roi perd toute crédibilité. Maintenant le reste...
D'abord celui que nous pouvons appeler le "méchant", parce qu'il se veut méchant. D'une méchanceté pure et dure, Stéphane Guillon est là pour choquer, il est pince sans rire, il fait de l'humour noir... Mais il a dû se faire taper sur les doigts parce qu'il apparait de moins en moins méchant et parce que sa méchanceté est devenue plutôt bête que pertinente, voire plutôt facile (Gérard Louvin, pardonnez-moi, mais c'était presque trop gentil), et parfois, on est à la limite du vulgaire, mais après tout, ça fait bien rigoler Stéphane, qui s'insurge entre deux éclats de rire avec son royal accent du mec qui boit son thé avec le petit doigt en l'air et qui a pris des cours de baise-main à la française...
Après, nous avons la harpie de service, qui voudra sans doute être rangée dans la catégorie humour. Elle essaye d'être drôle, elle rame, elle rame! Comme ce qu'elle dit n'est pas drôle, elle essaye aussi de jouer un peu un personnage, en lisant son texte, de mettre le ton. Mais c'est encore moins drôle, parce qu'elle le joue mal. Paraît qu'elle fait aussi du théâtre... là pour le coup ça me fait bien marrer: cette femme est une blague à elle toute seule. Parfois, j'éprouve pour elle une certaine pitié tant elle essaye et tant ses efforts amènent une succession impressionnante d'échecs. Cette impuissance à faire rire qui que ce soit est peut-être la cause de ses accents hystériques systématiques, consternants et auditivement insupportables...
Ensuite, parmi ces intellectuels qui nous font atteindre les plus hautes sphères de la pensée, nous avons un nobody qui nous fait la "chronique tendance", véritable ode à la consommation dans une émission ou l'on méprise Combien Ca Coûte... C'est l'hopital qui se fout de la charité. Ca me rappelle un Fou du Roi relativement récent, où l'invité était un quelconque facho (ou pseudo-facho, en tous les cas il était, là, taxé de fascisme). Ce monsieur disait aimer Saint Tropez parce que les hommes de tous les milieux sont contents, en gros les Carliers sont heureux dans leurs Yachts, et la France d'en bas est contente de pouvoir admirer les Yachts, parce que c'est beau... Notre Stéphane s'insurge, et balance (je vous fais un prix de gros): "humiliant, dégradant bla bla bla"... Il n'a pas tort, mais encore une fois, ça me rappelle vaguement une émission du nom de Sagas, sur TF1, qui ne passait que pendant les grandes vacances (quand les français tuent l'ennui par la consommation de masse), et dans laquelle Steph agitait des milliards de dollars (le Yacht étant le minimum vital d'une émission) sous le nez de la pauvre famille moyenne qui rêve de gagner au loto.
Mais je soupçonne le Fou du Roi d'éprouver pour les pauvres gens un mépris sans borne. Quand Carlier décide de taper sur la gueule du Maillon Faible, il ne mentionne pas Boccolini (peut-être une forme de solidarité entre les plus de 200kg qui sont obèses non pas à cause de la malbouffe mais à cause de l'opulence?) mais se contente de se foutre du pauvre mec qui n'a pas eu accès au même niveau d'éducation que lui. D'ailleurs, finalement, le Fou du Roi, et France Inter tout entier est le lieu de culte de la Kultur. Avec en tête de liste l'insupportable Pascale Clark, France Inter décide de ce qu'il faut aimer et de ce qu'il na faut pas aimer. Et c'est au niveau de la musique que c'est le plus agaçant. Il faut aimer le jazz (prononcer djâââââââz). Il faut aimer Carla Bruni. Il faut adorer Vincent Delerm, aussi, le petit intellectuel de merde qui se targue de ne pas avoir aimé Lost In Translation alors que "tout le monde a aimé", "vous voyez, petits auditeurs de France inter, moi Vincent Delerm, je ne pense pas comme tout le monde, j'ai mon propre esprit critique, je ne rentre pas dans la masse, je suis même un peu au-dessus des intellos de base que vous êtes". Ceci étant dit, la voix de Delerm est, à mes oreilles inécoutable, et la platitude de ses paroles frise l'insolence. Alors, quand j'entends Carlier aduler Delerm en Son Auguste Présence et par-là même descendre Bénabar en flèche (parce que tout ce qui est populaire est forcément mauvais), j'étains la radio et je me rendors.
Ok, on rigole bien avec les chroniques de Carlier... Mais ce monsieur a atteri chez Fogiel dont l'agressivité notoire enlève toute portée à ses pauvres arguments (j'ai dèjà envie de digresser un peu... penser à faire un article sur Fogiel...). Et chez la hyène cathodique, on a vu notre ami Carlier chercher désespérément des couilles sous le jupe de Bernadette pour pouvoir les lui lécher goulûment. Manque de bol, elle n'en a pas, alors il s'est contenté de conclure son hymne à Initials B.C. par une génuflexion limite face contre terre et un beau serment d'allégeance à sa suzeraine. (On se lève tous pour Naaaaaadette!). Ainsi, le seul qui peut-être relevait le niveau critique de Fou du Roi perd toute crédibilité. Maintenant le reste...
D'abord celui que nous pouvons appeler le "méchant", parce qu'il se veut méchant. D'une méchanceté pure et dure, Stéphane Guillon est là pour choquer, il est pince sans rire, il fait de l'humour noir... Mais il a dû se faire taper sur les doigts parce qu'il apparait de moins en moins méchant et parce que sa méchanceté est devenue plutôt bête que pertinente, voire plutôt facile (Gérard Louvin, pardonnez-moi, mais c'était presque trop gentil), et parfois, on est à la limite du vulgaire, mais après tout, ça fait bien rigoler Stéphane, qui s'insurge entre deux éclats de rire avec son royal accent du mec qui boit son thé avec le petit doigt en l'air et qui a pris des cours de baise-main à la française...
Après, nous avons la harpie de service, qui voudra sans doute être rangée dans la catégorie humour. Elle essaye d'être drôle, elle rame, elle rame! Comme ce qu'elle dit n'est pas drôle, elle essaye aussi de jouer un peu un personnage, en lisant son texte, de mettre le ton. Mais c'est encore moins drôle, parce qu'elle le joue mal. Paraît qu'elle fait aussi du théâtre... là pour le coup ça me fait bien marrer: cette femme est une blague à elle toute seule. Parfois, j'éprouve pour elle une certaine pitié tant elle essaye et tant ses efforts amènent une succession impressionnante d'échecs. Cette impuissance à faire rire qui que ce soit est peut-être la cause de ses accents hystériques systématiques, consternants et auditivement insupportables...
Ensuite, parmi ces intellectuels qui nous font atteindre les plus hautes sphères de la pensée, nous avons un nobody qui nous fait la "chronique tendance", véritable ode à la consommation dans une émission ou l'on méprise Combien Ca Coûte... C'est l'hopital qui se fout de la charité. Ca me rappelle un Fou du Roi relativement récent, où l'invité était un quelconque facho (ou pseudo-facho, en tous les cas il était, là, taxé de fascisme). Ce monsieur disait aimer Saint Tropez parce que les hommes de tous les milieux sont contents, en gros les Carliers sont heureux dans leurs Yachts, et la France d'en bas est contente de pouvoir admirer les Yachts, parce que c'est beau... Notre Stéphane s'insurge, et balance (je vous fais un prix de gros): "humiliant, dégradant bla bla bla"... Il n'a pas tort, mais encore une fois, ça me rappelle vaguement une émission du nom de Sagas, sur TF1, qui ne passait que pendant les grandes vacances (quand les français tuent l'ennui par la consommation de masse), et dans laquelle Steph agitait des milliards de dollars (le Yacht étant le minimum vital d'une émission) sous le nez de la pauvre famille moyenne qui rêve de gagner au loto.
Mais je soupçonne le Fou du Roi d'éprouver pour les pauvres gens un mépris sans borne. Quand Carlier décide de taper sur la gueule du Maillon Faible, il ne mentionne pas Boccolini (peut-être une forme de solidarité entre les plus de 200kg qui sont obèses non pas à cause de la malbouffe mais à cause de l'opulence?) mais se contente de se foutre du pauvre mec qui n'a pas eu accès au même niveau d'éducation que lui. D'ailleurs, finalement, le Fou du Roi, et France Inter tout entier est le lieu de culte de la Kultur. Avec en tête de liste l'insupportable Pascale Clark, France Inter décide de ce qu'il faut aimer et de ce qu'il na faut pas aimer. Et c'est au niveau de la musique que c'est le plus agaçant. Il faut aimer le jazz (prononcer djâââââââz). Il faut aimer Carla Bruni. Il faut adorer Vincent Delerm, aussi, le petit intellectuel de merde qui se targue de ne pas avoir aimé Lost In Translation alors que "tout le monde a aimé", "vous voyez, petits auditeurs de France inter, moi Vincent Delerm, je ne pense pas comme tout le monde, j'ai mon propre esprit critique, je ne rentre pas dans la masse, je suis même un peu au-dessus des intellos de base que vous êtes". Ceci étant dit, la voix de Delerm est, à mes oreilles inécoutable, et la platitude de ses paroles frise l'insolence. Alors, quand j'entends Carlier aduler Delerm en Son Auguste Présence et par-là même descendre Bénabar en flèche (parce que tout ce qui est populaire est forcément mauvais), j'étains la radio et je me rendors.
par Aude Sécheret
publié dans :
Asherette publique




